• Patrick Sansano

F N°48 3 dicembre 2019 intervista seconda parte

2e parte

Lei ha usato i social per dire ai suoi fan che aveva un’problema di salute : perché ?

L’ho fatto perché dovevo cancellare degli impegni di lavoro, se non l’avessi detto, avrebbe potuto pensare a una mossa di marketing prima dell’uscito del disco e per me era inaccettabile. Quindi ho scelto di metterci la faccia. Se fosse successo in un altro momento, forse non l’avrei detto.

C’é chi come Nadia Toffa ha scelto di condividere tutto della malattia. Qualcuno pensa sia sbagliato.

Io non ho mai detto che problemo specifico ho avuto, perché penso che ognuno al diritto di certe cose pe sé. Ne parlai dieci anni fa perché volevo che le ragazze facessero prevenzione. I controlli annuali salvano la vita.

Lei all’epoca aveva 25 anni. Bisogna fare i controlli cosi presto ?

Sono figlia di un infirmiere, quindi i controlli erano all’ordine del giorno. Mia madre poi aveva avuto un tumore ventenne ma, in ogni caso, penso sia importante per tutti controllarsi da subito. Detto questo, rispetto chi, come Nadia, ha scelto di parlarne nel dettaglio perché le malattie non devono essere un tabù. Bisogna però avere molto coraggio per farlo.

Croyez vous que cela vous a aidé à augmenter votre popularité ?

Je pense que oui. Je les suis personnellement, c’est moi qui poste quand je veux et comme je veux. Ce qui est utile aujourd’hui est l’authentification : si tu veux utiliser les réseaux sociaux, tu dois envoyer tes papiers d’identité et être identifiable, on doit savoir qui tu es.

Vous avez utilisé les réseaux sociaux pour dire à vos fans que vous aviez un problème de santé. Pourquoi ?

Je l’ai fait car j’ai dû annuler des engagements que j’avais, si je ne l’avais pas fait, on aurait pu penser que c’était une tactique commerciale avant la sortie du disque et pour moi c’était inacceptable. Donc j’ai choisi d’en parler. Si c’était arrivé à un autre moment, peut-être n’aurais-je rien dit.

Il y a ceux qui comme Nadia Toffa ont choisi de partager tout ce qui concernait la maladie. Certains ont pensé que c’était une erreur.

Je n’ai jamais dit quel problème exact j’ai eu car je pense que chacun a le droit de garder certaines choses pour lui. J’en ai parlé il y a dix ans parce que je voulais que les jeunes filles fassent de la prévention. Les contrôles annuels sauvent les vies.

A l’époque, vous aviez 25 ans ? Il est nécessaire de faire des contrôles si tôt ?

Je suis la fille d’une infirmière, donc les contrôles étaient à l’ordre du jour. Ma mère en plus a eu un cancer à vingt ans, mais de toute façon, je pense qu’il est important pour tout le monde de se faire contrôler tôt. Cela dit, je respecte ceux qui comme Nadia ont choisi d’en parler en détail, parce-que les maladies ne doivent pas être un tabou. Il faut avoir beaucoup de courage pour le faire.

La malattia l’ha cambiata ?

Non ero nuova al problema… ma quando ti risuccede, sei sempre impreparata. Ti viene a dire : perché proprio a me ? Poi però ho pensato ai bambini di 8 mesi negli ospedali. Invece di incattivirmi, credo che la malattia mi ha reso più dolce. Adesso tutte le mattine mi sveglio con il buonumore. E sono diventata ancora più sensibile nei confronti del prossimo. Quindi si, mi ha cambiata in meglio.

Dieci anni fa invece, quando l’ha scoperta per la prima volta ?

Era solo una ragazzina. L’unica cosa che mi è rimasta è una grande paura, che mi sono trascinata fino a oggi. E l’esperienza che ti fa cambiare il punto di vista.

Ma non significa che oggi non ho paura : quella c’è l’avrò sempre. Ma la combatto con la voglia di vivere, sembra banale ma non lo è. Adesso, una bottiglia di vino ha un sapore ancora più buono.

Sua madre che cosa le ha detto quando avete saputo che il male era tornato ?

Niente, à bastata guardarci. Per la prima volta ho vista la mia mamma piccola, veramente piccola. Finalemente, ha dovuto accettare le sue debolezze e ho goduto. Perché si è sempre caricata le croci del mondo sulle spalle e non era giusto. Quello che ho detto, con lo sguardo, è stato : « Basta, smettila, non può dipendere tutto da te. Una mamma non vuole vedere sua figlia in quelle condizioni in un ospedale, Lo capisco e lo accetto, ma non puoi pensare che sia colpa tua. Mi hai dato la vita… mica hai messo una figlia rotta ».

La maladie vous a changé ?

Ce n’était pas un problème nouveau… mais quand il survient à nouveau, tu es toujours non préparée. Il te vient en tête : pourquoi justement à moi ? Puis pourtant j’ai pensé aux enfants de 8 mois dans les hôpitaux. Au lieu de me rendre méchante, je crois que la maladie m’a rendue plus douce. Maintenant, tous les matins je me réveille de bonne humeur. Et je suis devenue encore plus sensible envers mon prochain. Donc, oui, cela m’a changée en mieux.

Il y a dix ans au contraire, quand vous l’avez découvert pour la première fois ?

J’étais seulement une jeune fille. L’unique chose qui m’est restée et une grande peur, que je me traîne encore aujourd’hui. C’est l’expérience qui te fait changer de point de vue.

Mais cela ne signifie pas qu’aujourd’hui je n’ai pas peur : je l’aurais toujours. Mais je la combats avec l’envie de vivre, cela semble banal mais ne l’est pas. Maintenant, une bouteille de vin a une saveur encore plus bonne.

Votre mère, qu’a-t-elle dit quand elle a su que le mal était revenu ?

Rien, il a suffi de se regarder. Pour la première fois, j’ai vu ma mère petite, vraiment petite. Finalement, elle a dû accepter ses faiblesses et j’ai apprécié. Parce qu’elle s’est toujours chargé sur les épaules tous les malheurs du monde et ce n’était pas juste. Ce que j’ai dit, avec le regard, est : « Cela suffit, arrête, tout ne peut dépendre de toi. Une mère ne veut pas voir sa fille dans ces conditions dans un hôpital. Je le comprends et l’accepte mais elle ne doit pas penser que c’est de sa faute. Elle m’a donné la vie… pas mis au monde une fille cassée ».

Sarebbe pronta per una famiglia sua ?

Non lo so. Ne parliamo tra amici, sarà l'età. Credo però che una donna sia une donna anché senza bisogno di procreare. Ci sono tanti modi di essere madre, io sono materna quando mi accollo gli amici a mangiare e preparo per tutti. I figli dei miei amici poi mi si appiccicano proprio. Non lo so se sarò mamma, sinceramente. Certe cose non si possono programmare. Se lo sarò, imparerò giorno per giorno da mio figlio come si fa, ma né la pancia né l'abito bianco sono mai stati i miei sogni.

Seriez vous prête de fonder une famille ?

Je ne le sais pas. Nous en parlons entre amis, cela dépendra de l'âge. Je crois cependant qu'une femme peut être femme sans besoin de procréer. Il y a tant de façons d'être mère. Je suis maternelle quand je prends en charge mes amis pour manger et que je prépare pour tout le monde. Les fils de mes amis d'autre part me coincent vraiment. Je ne le sais pas si je serai mère, sincèrement. Certaines choses ne peuvent se programmer. Si je le suis, j'apprendrais chaque jour de mon fils comment on fait, mais ni la grossesse ni le voile blanc de mariée n'ont jamais été mes rêves.

E che cosa sognava da piccola ?

Volevo essere indipendente, avere potere decisionale per essere libera. Sono sempre stata una ragazza atipica. Poi magari domani scappo in America con uno, mi sposo a Las Vegas, e torno con tre figli adottati. Tutto può succedere.

Et de quoi rêviez vous quand vous êtiez petite ?

Je voulais être indépendante, avoir le pouvoir de décision pour être libre. J'ai toujours été une fille atypique. Et puis, peut être demain, vais je me sauver en Amérique avec un homme, me marier à Las Vegas, et revenir avec trois fils adoptifs. Tout peut arriver.

Questa sua indipendenza, pensa abbia condizionato i rapporti con gli uomini ?

Gli uomini sono molto più intelligenti di quanto crediamo. A volte ci stupiamo che stiano con una donna in un rapporto di comodo, magari senza passione, ma la verità è che le relazioni di oggi sono basate quasi tutte sul controllo. C'é molto paura di vivere un'amore lasciandosi andare. Perché l'amore è bellissimo se ti va bene, ma se ti va male ti devasta. E non tutti hanno i coglioni per viverlo fino infondo.

Cette indépendance, pensez-vous qu'elle ait pu conditionner vos rapports avec les hommes ?

Les hommes sont beaucoup plus intelligents que l'on croit. Parfois, nous nous étonnons qu'ils restent avec une femme dans un rapport tranquille, peut être sans passion, mais la vérité, c'est que les relations d'aujourd'hui sont basées presque toutes sur le contrôle (l'absence de prise de risques). On a énormément peur de vivre un amour en se laissant aller. Parce que l'amour est très beau si tout va bien, mais il te dévaste si tout va mal. Et tous n'ont pas les couilles pour le vivre vraiment à fond.

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