Interview d'Emma dans Vanity Fair
- patricksansano1
- il y a 16 heures
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 2 heures
« Le corps des femmes ne devrait jamais être un sujet de conversation. » Celui d'Emma l'a toujours été : jugé, commenté, attaqué. Et elle a réagi comme elle sait le faire : en se blindant. À 42 ans, cette blinde est toujours là, mais ce n'est plus la première chose qu'on remarque. On voit une femme qui a cessé de se battre et qui a commencé à choisir. Elle a accepté un corps qu'elle ne contrôlait plus depuis des années : « Il fonctionne, il me permet d'être en vie, et ça me suffit. » Elle a entamé une thérapie. Elle a découvert qu'elle appréciait la solitude : « Quand je ferme la porte et que je suis seule avec mes livres et mes jeux vidéo, je suis la personne la plus heureuse du monde. » Et quand on lui demande ce qu'elle veut de la vie aujourd'hui, elle répond : « Dormir. » À vingt ans, elle aurait dit la réussite. À trente ans, le bonheur, à tout prix.
De l'amour, elle ne retient que le flirt – « Le lendemain n'existe pas » – et de la musique, elle dit que c'est un marathon, pas un sprint. Un cancer à un très jeune âge, deux récidives et l'ablation de ses ovaires : elle ne se sent pas comme une guerrière, mais comme une chanceuse. Et ceux qui entrent dans sa vie y restent : « Je suis comme les loups : quand je choisis ma meute, je ne la quitte plus.» Cet été, elle foulera les plus grandes scènes de sa carrière, les circuits de Rome et de Milan.
Envoyer des commentaires



«Il corpo delle donne non dovrebbe mai essere un argomento». Quello di Emma lo è sempre stato: giudicato, commentato, attaccato. E lei ha risposto come sa fare: con la corazza. A 42 anni quella corazza c'è ancora, ma non è più la prima cosa che vedi. Vedi una donna che ha smesso di combattere e ha iniziato a scegliere. Ha accettato un corpo che da anni non controlla: «Funziona, mi permette di essere viva, e a me basta». Ha iniziato un percorso con una terapista. Ha scoperto che la solitudine le piace: «Quando chiudo la porta e ci sono solo io, i miei libri, i miei videogiochi, sono la persona più felice del mondo». E quando le chiedi che cosa vuole dalla vita oggi risponde: «Dormire». A vent’anni avrebbe detto il successo. A trenta la felicità, a qualsiasi costo.
Dell'amore salva solo il flirt – «L'indomani non esiste» – e della musica dice che è una maratona, non i cento metri. Un cancro da giovanissima, due recidive, le ovaie tolte: non si sente una guerriera, si sente una fortunata. E chi entra nella sua vita ci resta: «Sono come i lupi: quando scelgo il branco, non lo lascio». Quest'estate salirà sui palchi più grandi della sua carriera, gli ippodromi di Roma e Milano.


Commentaires